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La Ronron-Thérapie

Dernière mise à jour : 29 avr. 2023


Les super pouvoirs de nos chats : la ronron-thérapie

Le ronronnement fait partie des modes de communication du chat. S’il peut indiquer un grand confort dans certains cas, dans d’autres il désigne un stress, une peur ou un agacement. Le chat peut ronronner quand il est malade, blessé et même sur le point de mourir. En fait, le ronronnement est un outil lui permettant de communiquer son bien-être, de gérer ses émotions et de soulager la douleur.


Si ce phénomène reste encore un mystère du point de vue physiologique, les vertus d’apaisement et de guérison en découlant ne le sont plus. C’est en s’appuyant sur une parution de l’association Animal Voice que le docteur vétérinaire Jean-Yves Gauchet développe en France le concept de ronron-thérapie.


La ronronthérapie - bien-être et guérison

Le son basse fréquence (25 à 50 Hz), caractérisant les vibrations du ronronnement, réduisent les risques cardio-vasculaires, notamment la pression artérielle, selon plusieurs études scientifiques. Ce spectre auditif est d’ailleurs utilisé par les médecins orthopédistes et les kinésithérapeutes pour traiter et soulager les fractures mal consolidées, les douleurs rachidiennes, les pathologies articulaires et des arthroses dégénératives (1).


A fractures égales, un chat se remettra trois fois plus vite qu’un chien et aura cinq fois moins de séquelles. L’hypothèse avancée serait que les fréquences du ronronnement génèreraient une action thérapeutique en déclenchant la production, entre autres, d’endorphine et de sérotonine (2).


Jean-Marc Aimonetti (3), du Laboratoire de Neurosciences Intégratives et Adaptatives à l’université d’Aix-en-Provence, explique que notre peau d’humain, par le biais de capteur appelés corpuscules de Pacini, détecterait les vibrations des ronronnements et les transformerait en impulsions électriques transmises au cerveau, qui répond en sécrétant des endorphines. Ces opiacés procurent une sensation immédiate de bien-être et diminuent la douleur (4).


En 2002, le docteur Gauchet propose à ses lecteurs du magazine Effervesciences (5) une expérience. Une soixantaine de volontaires font remonter leurs impressions. Bien-être, sérénité, endormissement facilité : les effets positifs sont probants.

Les ronronnements du chat : bienfaits et épanouissement

Ainsi, les chats agissent favorablement, par leur simple présence et leurs doux ronronnements, sur notre état physique, moral et psychique. Les bénéfices sont nombreux quels que soient l’âge, le sexe, l’état mental ou physiologique.


Mais attention, un chat n’est pas un médicament : il n’a pas à remplir une fonction de guérison, son existence n’a pas pour but de satisfaire nos besoins et nous n’avons pas à lui imposer nos pathologies, qu’elles soient physiques ou psychiques. Le lien humain-animal ne doit pas être instrumentalisé au risque de faire du chat un nouvel objet de consommation. Ce dernier n’est pas un remède miracle ; nous ne devons pas à l’adopter pour ce qu’il nous apporte, mais pour ce qu’il est, dans son individualité et sa spécificité.


Le chat ne pourra nous apporter les bienfaits de sa présence, dont il est inconsciemment capable, seulement s’il est épanoui au sein du lien que nous lui proposons. Une relation bienfaitrice ne peut se construire de manière unilatérale. Il nous faut faire l’effort de connaître cette espèce aux mille vertus, comprendre sa nature et lui apporter ce dont elle a besoin. Seule une relation harmonieusement réciproque sera bénéfique pour chaque protagoniste.




(1) Aïache V., « La ronron-thérapie : ces chats qui nous font du bien » - 2009

(2) Le Peutrec-Redon G., « Décrypter votre chat » - 2020

(4) Serra J., « Dans la tête d’un chat » - 2019




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